Vie politique

[ 14-02-2015 ]

Alors qu’à son accession à la souveraineté nationale en 1960, la R.D. Congo avait expérimenté le multipartisme, elle a été entrainée depuis 1974 dans une gestion monopartite qui, en détruisant les infrastructures économiques et sociales, a freiné l’l’élan du pays vers son développement.

Il n’a été mis fin à ce système de gestion que le 17 mai 1997 avec l’avènement de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) dirigée par Laurent-Désiré KABILA.

Avec l’avènement de Joseph KABILA à la magistrature suprême, le 26 janvier 2001, une ère nouvelle a été véritablement inaugurée tant sur le plan politique, économique que social, relançant ainsi l’élan de la reconstruction nationale à la faveur de la pacification et de la réunification territoriale restaurées.

Du Dialogue Inter-Congolais organisé à Sun City en Afrique du Sud sortirent le principe d’un Gouvernement de Transition ainsi que le socle de la Constitution de Transition du 04 avril 2003.

Trois ans plus tard, le pays fut doté de la Constitution dite de la IIIè République promulguée le 18 février 2006 après son adoption par référendum populaire. La transition prit fin avec l’organisation par le nouveau leadership politique des élections libres, démocratiques et transparentes à tous les niveaux en 2006. Le couronnement de ce processus de pacification du pays fut l’installation au début de l’année 2007 des nouvelles institutions, dont tous les animateurs sont l’émanation de la volonté populaire. Désormais, toutes les institutions du pays sont animées par des dirigeants élus par le peuple. Désormais également, les élections générales sont organisées tous les cinq ans conformément aux prescrits de la Constitution. Les dernières en date ont eu lieu en novembre 2011.

Le pays est engagé de manière irréversible sur la voie de la démocratie telle que définie par la Constitution.

A la lumière de ses dispositions, la Constitution réaffirme l’engagement de l’Etat congolais à atteindre son développement en s’appuyant sur les initiatives privées. Elle garantit le droit à la propriété individuelle et collective ainsi que le droit à l’initiative privée tant aux nationaux qu’aux étrangers sans aucune discrimination.

Pour consolider la marche du pays vers un Etat de droit et garantir la démocratie, la Constitution en vigueur prévoit deux institutions d’appui à la démocratie, à savoir la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) chargée de l’organisation du processus électoral de façon permanente et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), dont la mission est d’assurer la liberté et la protection de la presse ainsi que tous les moyens de communication des masses dans le respect de la loi.

Depuis lors, le pays fait preuve d’une stabilité politique sans précédent dans son histoire, en dépit de quelques turbulences épisodiques qui menacent par moment la paix dans quelques localités éloignées de l’Est du pays. Cette stabilité est accompagnée par la bonne gouvernance, une grande importance étant accordée à l’amélioration du climat des affaires afin d’offrir aux investisseurs et opérateurs économiques un cadre propice au développement de leurs activités.

Ainsi, la RDC a réussi à se doter de lois et règlements qui améliorent le cadre des opérations dans tous les secteurs pour attirer l’investissement privé. Nous pouvons considérer sans risque de contradictions que les efforts entrepris pour améliorer le climat des affaires sont une réussite à ce niveau de parcours, car les capitaux viennent effectivement. Il s’agit d’une avancée très significative.

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