Doing Business 2017 : La RDC de nouveau à la traine

[ 28-11-2016 ]

Le Rapport Doing business 2017 du Groupe de la Banque Mondiale, classe La RDC à la 184 ème place sur 190 économies. Ce classement présente des indicateurs quantitatifs sur la régulation des affaires ainsi que la protection des droits de propriété. Il s’agit d’une réglementation concernant 11 domaines du cycle de vie d’une entreprise.

C’est pour une deuxième année consécutive que la RDC que le climat des affaires ne rassure pas selon les projections de cette étude de renommée ! Ce qui enrage certains jeunes entrepreneurs comme Bonny MAYA, Web entrepreneur congolais et CEO de emart.cd, une plateforme E-commerce des biens de consommation domestiques.

Dans l’une de ses publications sur son compte Facebook privé, il réagit à cette triste annonce de Doing Business en des mots tranchés : « c’est une raison pour traiter des jeunes entrepreneurs congolais des héros » ! Là où les Ministères de commerce, de l’industrie, des PME, de l’économie, du Travail n’ont pas fait mieux, les jeunes se démarquent souligne-t-il.

Contacté par JNC Consulting pour en savoir plus sur comment a-t-il accueilli cette information ; sa réaction à chaud est sans appel : « Déçu ! »
« Je pensais que toutes les promesses et avancées prônées par le gouvernement MATATA avaient des impacts réels. Ceci nous rappelle que nous évoluons dans un système économiquement difficile. Ca ne rassure pas, vous savez ! », ajoute-t-il.

Quelle leçon peut-on en tirer ?

Selon ce jeune entrepreneur ambitieux, « il faut placer les personnes compétentes dans les postes clés. L’indice Doing Business est un élément qui rassure même les actuels et futurs partenaires financiers à investir dans des projets un pays classé. » « Imaginons maintenant ce que nos potentiels partenaires financiers nous donneront comme réponses ? », se demande-t-il. « Quel est votre classement ? »

Pour lui, il suggère comme réponse et perspectives pour améliorer ce score honteux de placer les personnes compétentes aux postes clés et les maintenir sur des bases des résultats produits. « Oublions désormais les affinités ethniques ou politiques » insiste-t-il. Sur un ton ferme, il poursuit en disant : « Soyons objectifs, droits et corrects. Fixons-nous des objectifs, portons nos choix sur base des timings. Ensuite, ciblons les secteurs clés qui influencent ce classement et commençons l’amélioration à la base, cela veut dire par exemple pour les entreprises existantes, quels sont les fonctionnaires qui gèrent les porte feuilles, sont-ils corrects ou corruptibles ? Ceux qui reçoivent les dossiers de création d’entreprise, etc. »

Il recommande par ailleurs d’Instruire les banques à créer des lignes de crédit pour les entrepreneurs, et de veiller sur le taux imposé, les facilités accordées, ainsi que le suivi ou accompagnement leur apporté.
Dans le même ordre d’idée, il en appelle aux dirigeants à veiller aux couts de l’import/Export, et voir les possibilités de les baisser pour faciliter voire maximiser les transactions douanières.
Il se pose des questions légitimes du type « Comment fournir en quantité et non en surtaxe les facteurs liés aux énergies, l’eau, l’électricité, voire l’internet. Comment réguler la desserte et le coût. Voire comment le privatiser pour améliorer les services de fourniture ».
À l’instar de son entreprise, il met l’accent sur le fait que les entreprises pour évoluer ont besoin de ces énergies à temps et en quantité souhaitées. Sinon, elles seront obligées à dépenser des sommes colossales pour survivre. Certaines mêmes, analysent le cout sur une production propre et désiste de s’installer.

« Nous avons besoin d’eau, d’électricité et d’internet servis régulièrement et à un prix consciencieux », plaide-t-il en substance de sa conclusion « Nous avons également besoin des partenaires, nationaux comme internationaux, pour nous développer sur du moyen et long terme. Aux vues du classement Doing Business, nous devons brandir nos propres performances ».

Il faut donc, noter que pour le climat des affaires en RDC, il y a encore du chemin à faire et ceci demande plus de volonté de la part de la classe dirigeante.

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