« Consommons congolais » ! Plus qu’un slogan, l’on peut y croire !

[ 28-11-2016 ]

Il n’y a pas longtemps, une campagne dénommé « Made in Congo ; était lancée par le Ministère de l’industrie donnant l’impression de soutenir les initiatives locales. Dans cette optique, il fallait encourager donc l’entreprenariat des jeunes et diverses innovations du marché de PME. Sous ce registre, nous comptons l’initiative de la nouvelle marque de boisson eau minérale lancé par des jeunes congolais. Ci-dessous, l’interview que nous a accordé, son Directeur de Marketing et Communication, Teddy LELO.

Pouvez-vous brièvement vous présenter ? Votre bio et votre parcours

Je m’appelle Teddy LELO, je suis un jeune entrepreneur congolais passionné des métiers de la communication et du marketing. Je n’ai pas un parcours si spécial (rires). J’ai fait mes études à Kinshasa, j’ai un diplôme universitaire en Relations Internationales et depuis j’ai essentiellement travaillé autour de la publicité et de la communication.

Depuis un temps, on voit en circulation, le produit Oasis ! Parlez-nous-en ? Sa genèse et les efforts qui ont abouti à la réalisation de ce rêve ?

Oasis est une marque d’eau minérale lancé sur le marché Kinois depuis Janvier 2016. Cette eau est un produit de la société KALO PRODUCTS SARL constitué à 100% d’un actionnariat congolais et exerçant dans l’agroalimentaire dans laquelle j’assume le poste de Directeur Marketing et Communication. La vision de la société est de mettre sur le marché congolais et africain des produits agroalimentaires de qualité « Made In Congo ». Oasis est le premier projet qui a concrétisé cette vision et est le fruit de plusieurs mois de travail et de sacrifices.
Le secteur industriel n’est pas le plus facile dans notre pays, beaucoup de réalités font que les congolais, surtout les jeunes entrepreneurs n’ont pas toujours toutes les chances d’y réussir. Mais le potentiel est énorme, en ce qui concerne la société KALO PRODUCTS SARL, je peux dire qu’elle a réussi à trouver sa place.

Êtes-vous satisfaits de son comportement sur le marché ? Quel regard autocritique faites-vous ?

Le plus grand challenge était de réussir le lancement du produit et de le faire accepter. En un peu moins d’une année je pense que nous sommes très satisfaits des résultats. Le produit est très accepté, la demande est exponentielle, la marque se fait son chemin et réussi à se démarquer… les indicateurs nous permettent de voir l’avenir avec sérénité. Notre plus grand challenge était de satisfaire tous nos clients en termes de commande, c’est à ce niveau que nous avions beaucoup de travail. Le rythme du marché nous impose à multiplier notre capacité de production par cinq, Dieu merci je pense que la société est sur le point de concrétiser un projet allant dans ce sens.

Selon vous, quelle est la plus-value de ce produit ?

Par-dessus tout, le succès de l’eau Oasis est dû en grande partie par sa qualité. Elle est légère et très appréciée par nos consommateurs à côté de notre offre qui est très compétitive sur le marché. En dehors de cet aspect-là, la bouteille a un design très soigné qui nous a beaucoup contribués à valoriser le produit. La plus-value à mon sens a été aussi le positionnement de la marque. Nous avons fait beaucoup d’effort et n’avions pas manqué d’idées pour que le produit arrive à se démarquer. Notre stratégie marketing est axée là-dessus. Il faut dire que l’équipe managériale est composée en majorité des jeunes très dynamiques et ça se ressent dans notre approche du marché. Nous sommes une marque responsable et tenons beaucoup à cette responsabilité au niveau social à travers des actions que nous avions déjà faites et plusieurs projets en vue notamment « Oasis To Schools » par exemple qui est programme de commercialisation de l’eau convenable dans les écoles avec des retombées en faveur des activités parascolaires et éducatives ou « Oasis Cares » qui est une branche purement sociale.

À part Oasis, êtes-vous impliqué dans d’autres produits ou projets ? Pouvez-vous en parler ?

Oui, comme tout jeune entrepreneur je suis personnellement impliqué dans projets, je suis aussi Directeur General de notre agence Kinevent Sarl assez connu dans le milieu événementiel.

Que pensez-vous de l’entreprenariat des jeunes en RDC ?

Je suis optimiste quand je pense à l’entreprenariat congolais en général, je parlerai plus de Kinshasa c’est celle que je connais assez bien. Il y a une certaine émulation et une envie de rompre avec le passé qui anime plusieurs jeunes déterminés à bien faire les choses. Il n’y pas beaucoup de leçons à donner, les jeunes entrepreneurs congolais se battent contre vents et marrées souvent dans des environnements où rien n’est gagné d’avance. Je pense qu’à côté des diamants et tous les minerais tant convoités que regorge notre pays, l’état ne doit pas oublier cette richesse qu’est la jeunesse entrepreneuriale, qui n’attend rien d’autre que d’être suffisamment exploité.

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