Une vingtaine des jeunes entrepreneurs congolais sensibilisés par le Groupe BM

[ 07-11-2016 ]

Le Groupe Banque Mondiale dit croire que « Les petites entreprises dynamisent la croissance économique et créent des emplois". C’est cette affirmation qui a conduit à l’organisation, à son siège de Kinshasa une rencontre avec 20 entrepreneurs congolais de moins de 40 ans.

Cet événement, a été organisé sous l’égide du Country Coordinator de l’International Finance Corporation, Babacar S.Faye, en marge de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, ce 17 Octobre 2016. Le thème central, « le rôle fondamental joué par les start-up et les petites entreprises dans la création d’emplois et la dynamisation de la croissance économique », a noyauté les discussions de près de deux heures. Six jeunes speakers de divers secteurs, à savoir Environnement, éducation, artisanat, agro-alimentaire et TIC ; ont partagé leurs « succes stories » et alimenté le débat pour démontrer que « la pauvreté n’est pas une fatalité ».Tour à tour, Sandrine MUBENGA, inventeur de la voiture à hydrogène a partagé sur l’énergie renouvelable, Esaïe LUPEPELE, CEO de ETELYELO parlant sur l’informatisation des écoles a su démontré comment il est parti d’un sous logement à une acquisition de ses propres bureaux avec 5 employés. Quant à Filip Kabeya, Co-Fondodateur espace LLAB et KAZI SPACE a démontré le bien-fondé de l’espace collaboratif et le Tech hub pour fédérer les actions des jeunes entrepreneurs. Et, Fréderic NOTERMAN a parlé de son jus de fruit JAMBO

Réaffirmant son engagement à appuyer l’entrepreneuriat en tant que l’un des principaux moteurs de la croissance et du développement, le Groupe de la Banque Mondiale a voulu jouer sa partition. En offrant aux entreprises innovantes la possibilité de lancer et de développer leurs idées, nous cherchons à encourager la croissance économique et la création d’emplois, ainsi qu’à repérer et à déployer des solutions efficaces face à des problèmes de développement critiques, comme l’accès à l’énergie et l’eau propres, aux services de santé et à l’éducation, a déclaré A N A B E L G O N Z A L E Z - Directrice du pôle commerce et compétitivité.

Il faut noter que cette initiative a poursuivi un triple objectif : Donner une tribune aux entrepreneurs qui luttent contre la pauvreté et impactent positivement dans leur environnement ; Sensibiliser les jeunes entrepreneurs sur les différents programmes d’accompagnement qu’offre le Groupe de la Banque Mondiale ; Promouvoir la lutte contre la pauvreté, et entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Selon, le rapport d’Imani Hub dont l’initiateur a joué le rôle de modérateur lors de cette activité des jeunes de moins de 40 ans, la Banque Mondiale a invité en conclusion, les participants à créer une plate-forme d’échange de solutions pour la lutte contre la pauvreté par l’entreprenariat.
Mais, cependant, plusieurs questions restent pendantes et pas trop élucidées : Comment cette promotion se fait en dehors d’une journée occasionnelle de sensibilisation ? Comment la Banque Mondiale réputée, une institution qui ne donne pas des financements directement aux individus, mais plutôt aux institutions étatiques peut-elle s’impliquer dans des initiatives privées ? Répondre à ces préoccupations serait déjà une grande avancée pour prétendre donner sens à la suite.

Quels sont ces programmes d’accompagnement ?

Selon, une participante qui a requise l’anonymat, elle avoue que La Banque Mondiale peut mettre en place une institution « domino » et dealer directement avec les jeunes entrepreneurs, mais cela dépend de la politique du pays, car évoque-t-elle, « au Kenya ça se fait ». Cette thèse est affirmée dans le rapport d’Imani Hub qui cite le Chargé des investissements de l’IFC, Richard MUAMBA KASENGA qui a souligné que son institution finançait les PME en apportant les capitaux à travers des fonds d’investissements tels que XSML.
La même participante ne cache pas son inquiétude quant à la gestion même de crédit, si cela était garanti. « Combien des jeunes peuvent se prouver que leur projet a un retour sur investissement », se questionne-t-elle ?
Voilà qui pousse à dire qu’une chose est pour ce petit nombre des jeunes d’avoir participer à cette matinée d’échanges, mais une autre est de capitaliser des idées fortes. Car la Banque Mondiale a fait sa part. Oui, la pauvreté n’est pas une fatalité, mais elle ne s’éradique pas juste par un T-shirt avec mention « End poverty day ».

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